– L’Homme à la mallette est une fiction radiophonique se passant fin du 19ème Siècle et racontant l’histoire d’un couple français, Gaston et Apolline, partant de la ville de Bristol pour aller à Londres. Ce couple bien chargé en bagage rentre dans la voiture d’un train et rencontre une Vielle Dame et un homme plutôt mystérieux, qui semble malade, qui ne parle pas français et qui emporte toujours sur lui une mallette. Beaucoup de question se posent autour de cet homme mystérieux, est-il quelqu’un de dangereux, a-t-il des idées derrière la tête, qu’y a-t-il dans cette mallette, tant de question qui seront peut-être répondu !
Faire une fiction radiophonique n’est pas un projet simple, loin de là. L’objectif d’un point de vue technique est de réussir à plonger l’auditeur dans un monde sans que celui-ci puisse le voir. Nous devons être capable de lui faire imaginer juste pas le biais du son, des dialogues et des ambiances globales. C’est un gros travail de Sound-Design. Tout comme le sound-design du court métrage Sleepwalk, l’objectif est de réaliser une ambiance réaliste et vivante. Cependant, deux facteurs en plus se rajoute. Le premier est de réaliser une ambiance qui ne gêne pas la compréhension de l’auditeur. Le deuxième est de réaliser une ambiance qui correspond à l’époque. Chaque époque à sa sonorité par les matériaux utilisés, l’architecture des trains, le travail de l’isolation sonore selon la période.
Le premier gros travail était de réussir à comprendre la vision des réalisateurs que l’on avait nous. L’objectif est en plus du scénario comprendre l’idée précise qu’ont les réalisateurs, faire le tri des choix, voir les idées qui sont réalisables, celles qui ne le sont pas, les idées que l’on peut avoir en plus. C’est surtout un travail de discussion qui se fait au départ puis un travail de technique. Cela peut être important pour des choses précises comme le type de train qu’ils ont en tête, les matériaux de la voiture mais aussi des choses beaucoup plus simples mais importantes comme le début et la fin de la fiction ou tout simplement le placement des personnages dans le lieu. C’est ainsi que plusieurs versions du projet se développe afin de réaliser du mieux possible la création parfaite !
D’un point de vue technique, c’était un gros travail. L’ambiance globale est un sandwich de plusieurs dizaines de bruits allant du vent que fend le train, le bruit du train, le bruit des roues, les bagages qui bougent, le grincement des sièges, la spatialisation des objets dans l’espace, les effets de salle : un travail de titan ! Bien qu’une petite partie des sons utilisés ont été trouvé sur internet (désolé, je n’avais pas de train du 19eme siècle dans mon jardin), la grande majorité a été enregistré de nous-même. C’est assez particulier de trouver le son qui correspond parfaitement à l’objet que l’on veut placer dans une fiction. Certains bruits sont assez simples à enregistrer comme des bruits sur le bon sol mais d’autres sont bien plus compliqué. Enregistrer un grincement de siège demande parfois d’utiliser des objets qui n’ont à rien avoir ! On commence à développer une oreille qui analyse chaque bruit du quotidien afin de savoir s’il pourrait être utile : un sac pour un grincement de siège, une chaise qui grince pour le côté métallique du train et plein d’autres. On a carrément créé une boîte avec un bordel pas possible dedans pour faire les bagages ! Les traitements sont aussi importants afin de faire ressortir certaines fréquences qui marque beaucoup plus l’objet.
Une fois l’ambiance, les bruitages, le placement et les effets effectués, nous avons commencé à travailler sur une musique. L’objectif était de donner un caractère beaucoup plus mystérieux à la façon d’un épisode d’Hercule Poirot, d’Agatha Christie ou de Sherlock Holmes. La musique est jouée principalement par des instruments classiques tel que le violon, le violoncelle, la contrebasse, le piano mais surtout un instrument qui change vraiment tout au thème de la fiction : le Yangqin. Le Yangqin est c’est instrument très caractéristique des épisodes de Sherlock qui donne tout le mystère dans le thème de la musique. Cette musique a été utilisé comme du Mickey Mousing c’est-à-dire qui à presque pour objectif d’accompagner les mouvements de la scène. Ainsi, cela permet à l’auditeur d’encore plus se plonger dans l’histoire, de se reposer un petit peu mais surtout comprendre lorsqu’il y a des informations importantes à retenir dans l’histoire. Enfin, nous avons mis le thème une fois en entier à la fin pour marquer la fin de la fiction.
Si vous ne l’avez pas encore entendu, c’est le moment pour vous de vous retrouver dans l’Angleterre de la fin 19ème ! Attention, écouteurs, casques ou enceintes recommandés !
– « L’Homme à la mallette » (the man with the Briefcase) is a radiophonic fiction happening in the end of the 19st Century and telling the story of Gaston and Appoline French Couple going from Bristol to London. This Couple charged with lot of luggage enter in a train car and meet an old women and a man pretty mysterious, seems sick, don’t speak French and that have always on him a Briefcase. Lot of questions arise around this strange man : Is he dangerous ? Has he bad idea in mind ? What’s inside the case ? Lot of questions that will maybe answered !
Made a radiophonic fiction is not a simple project. The technical goal is to success to bring the auditor in the world of the story without having the possibility to seeing it. We must have the skill to let him imagine only with the sound, the dialog and the global atmosphere. It’s a hard Sound-Design Work. Like Sound-Design work on the Sleepwalk Short Film, the goal was to realize a realistic and living ambiance. But two new factors are added to this project. The first is to realize a sound atmosphere that didn’t bother the listener. The Second is to realize an ambiance who reach the Historic Period. Every Historic Period have his own sonority by the material used, by the train architecture, by the work sound isolation.
The first big work was to success to understand the Director Vision, to sort all the choices, seen what was possible, what wasn’t, what idea can web bring to the project. At the beginning, It’s principally a discussion work then a technical work. It’s important to know precise particularity like the train type, the material used for the train car but also somethings really simple and important like the begin et the end of the fiction or basically the character placement in the space. That’s the way to create the perfect version of the project.
For the technical aspect that was also a hard work. The global atmosphere is a sandwich of multiples dozens of noise from the wind to the train noise, from the wheel sound to the luggage movement, from the placement of object in the space to the room effect : a Giant work ! A little part of the sound was found on internet (sorry, I don’t have an 19th century train in my garden !), the majority was recorded by ourselves. It’s really particular to find the sound that match perfectly with the stuff that we want to place in the fiction. Sometimes it’s easy to find and to record (like footsteps), sometimes it’s really hard like to create the crack of a weather sofa with something totally different. We begin to develop our ear to analyze every sound of our world to know if he can be useful for a creation : a bag can be use for a sofa crack, a chair can be use to create the metallic touch of the train et lot of other technic. For the Event, we create a box with lot of stuff to make the luggage ! All the effects was important to emerge some important frequency of the object.
After making the sound atmosphere, all the noise, after place them and change them with the effects, we have worked on the Music. The goal was to create a more efficient mysterious atmosphere like Hercules Poirot, Agatha Christie and Sherlock episodes. The principal instruments are classical instruments like violin, viola, cello, Bassoon, piano but there is also one important instrument that change everything : the Yangqin. The Yangqin is one of the most recognizable instrument of the Sherlock series that give all the mystery touch ! We use it like a Mickey Mousing technic that is to follow all the move made in the scene (like in cartoon). It give to the auditor the possibility to be immerse in the story, to be relax during some part of the fiction but especially to know when important information are dropped. At the end, we put entirely one time the theme to mark the end of the fiction.
Créé par / Made by :
Réalisateur / Director :
Sarah GELINOTTE Lisa JANISZEWSKI Lucie DUPUY
Voices :
Martin GELEY (Gaston) Lisa JANISZEWSKI (Appoline) Corrine POUDEROUX (The Grand Ma) Kahil CHAVRIAL (The Train Host)
Sound Designer and Sound Ingenior / Ingénieur du son :
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